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dimanche 30 janvier 2022

phrase complexe

         

La phrase complexe

 I. Identification de la phrase complexe :

     ·Rappel : une phrase simple contient une seule proposition indépendante et un seul verbe conjugué.
Exp : Antigone est une tragédie moderne.
     ·La phrase complexe contient plusieurs propositions et au moins deux verbes conjugués.
Exp : Antigone est une héroïne tragique qui a bravée la loi du roi Créon.

II. Les différents types de phrases complexes :


1)
Les phrases juxtaposées
 
(la juxtaposition)  lorsque les propositions sont séparées par un signe de ponctuation : une virgule, un point virgule. ..
        ·Ismène aime la vie, Antigone préfère la mort.
2) Les phrases coordonnées (la coordination) lorsque les propositions sont reliées par  :
    a) une conjonction de coordination (mais, ou, et ,donc, or, ni, car)
         ·Ismène aime la vie mais Antigone préfère la mort.
    b)Un adverbe de liaison :Ainsi, alors, aussi, certes, donc, en effet, puis,  ensuite, enfin, pourtant. ..


3)Les phrases subordonnées (la subordination) : la deuxième proposition c’est-à-dire la subordonnée dépend de la première qui est la principale.
     a)Les propositions sont reliées par une conjonction de subordination ou une locution conjonctive ( lorsque, comme, puisque, quand, que, si, avant que,  puisque, c’est pourquoi, alors que, afin que, à condition que, vu que, parce que, du fait que… )
    ·Antigone ne veut plus vivre parce qu’elle est une héroïne tragique.
    b) Les propositions sont reliées par un pronom relatif (que, qui, où, dont… ) .
    ·Les trois hommes rougeaux qui jouent aux cartes, sont les gardes.

III. Application :

1.À partir de la page 48 d’Antigone , relevez 4 phrases complexes en précisant le lien entre les propositions de chacune de ces phrases.
2.Formez 3 phrases complexes en en variant le lien entre les propositions.
3.Reliez ces propositions par des pronoms relatifs : qui, que, où, dont
     ·Antigone est une princesse. ……le père s’appelle Œdipe.
    ·C’est une jeune fille. ….a un mauvais caractère et ….Personne ne prenait au sérieux dans la famille …...elle vivait avec sa sœur et sa nourrice.
 
 

Analyse chapitre XVI, Dernier jour d'un condamné


Analyse chapitre XVI, Le Dernier jour d'un condamné 

      I.            I- La situation de l’extrait :

Après avoir assisté à l’horrible spectacle du ferrage des forçats, le condamné finit par perdre conscience et on l’a transféré à l’infirmerie où il avait senti un peu de liberté, il pense alors à l’évasion, à la grâce.

   II.           II- La forme syntaxique :

        •L’extrait est riche en ponctuation :

             -Exclamations

            -Interrogations (phrase oratoires)

        •Phrases courtes

        •Temps verbaux : présent, conditionnel, imparfait.

III.             III-Les figures de style

·  La métaphore : << Le pourvoi, c’est une corde qui vous tient suspendu au-dessus de l’abîme … >>

·  L’antiphrase :<<Mon pourvoi sera rejeté, parce que tout est en règle ; les témoins ont bien témoigné… >>

·  L’anaphore :<<Ma grâce ! -Avoir ma grâce ! >>

· L’hyperbole :<<Une idée à me rendre fou.  >>

IV- La dénonciation de la peine capitale

Pour démontrer l’absurdité de sa condamnation, le narrateur se montre robuste et conçu pour une longue vie. Il attaque les institutions juridiques impliquées dans la peine de mort dans un style ironique basé sur la concession, un lexique laudatif (tout est en règle…) qu’il oppose au dérèglement (le pourvoi c’est une corde...)

Alors, cet écrit relève du registre polémique dont la visée est de réfuter la thèse des adversaires du narrateur, ceux qui soutiennent la peine de mort et évidemment défendre l’abolition de cette peine.

 

 

 

 

 

 

 

samedi 29 janvier 2022

Vocabulaire condamnation/justice Dernier jour d’un Condamné



 Vocabulaire de la condamnation et de la justice dans Le Dernier jour d’un Condamné ,Victor Hugo

Bicêtre

Établissement construit en 1632 , à l'instigation de Louis XIII , pour servir d'hôpital et d'hospice , Bicêtre accueillit plus tard une prison et une maison de correction.

La Conciergerie
Construction appartenant à l'ancien palais royal des Capétiens dans l'île de la Cité, à Paris, et transformée en prison à la révolution.
La place de Grève
Nom que portait, avant 1806, une partie de l'Hôtel- de- ville de Paris. C'est sur cette place qu'avaient lieu les exécutions capitales

L'arrêt de mort
Une décision conduisant inévitablement à la mort: la peine de mort.
Les travaux forcés.
Une peine qui obligeait un condamné à travailler au bagne.
Récidive
Action de récidiver, c'est à dire de commettre à nouveau une infraction déjà commise antérieurement.
Sursis
La remise de l'application d'une peine qui peut être accordée sous condition par le tribunal.
Le greffier
"Scribe "de la justice, il est chargé de conserver la totalité des jugements.
La préméditation

Commettre un crime avec l'intention de le faire.
L'huissier
Officier public chargé de signer les actes de justice, de mettre à exécution les jugements, etc., et dont plusieurs font les services des audiences du tribunal auquel ils appartiennent.

L'assesseur
Magistrat adjoint du juge.
Les jurés

Ensemble des citoyens appelés à juger une affaire criminel.
L'avocat
Personne chargée de la défense d'un accusé.
Le juge
Magistrat chargé de rendre la justice.
Le procès
Procédure juridique, une affaire.
Argousin
Bas- officier des galères.
Le témoin
Personne appelée en justice pour dire ce qu'il a vu.

Le crime
Une transgression très grave qui porte atteinte à autrui, à la morale ou à la loi : meurtre, assassinat, viol...
Le procureur du roi
Magistrat qui exerce la fonction du ministère publique dans un tribunal de grande instance.
Geôlier
Argousin, garde-chiourme, gardien de la prison.
Guichetier
Gardien de la prison qui ouvre et ferme les guichets.
Les colliers
Un cercle de fer autour du cou.
L'aumônier
Ecclésiastique dont la fonction est de distribuer les aumônes de ceux à qui il était attaché, de leur dire là mess, de faire la prière du soir et du matin.

Toulon
Ville au sud-est de la France.


Ferrer
Garnir de fer.
La chiourme.
L'ensemble des forçats.
Les gardes-chiourmes
Qui surveille les galériens.
Le forgeron
Ouvrier qui travaille le fer au marteau, après l'avoir chauffer à la forge.
Le carcan
Un collier de fer.
Le ferrement
Un rite cruel qui précède le départ des forçats au bagne : l'opération consiste à poser dans le cou du forçat un carcan de fer relié à des chaînes.
L'enclume
Masse de fer sur laquelle on bat le fer.
Samson
Surnom donné à la famille Sanson qui assuma la charge de bourreau à Paris de père en fils de 1688 à 1747

Groupement de textes Dernier jour d'un condamné

Axes /Extrait

 

Extrait n °1, chp XV

Extrait n °2, chp XXII

Extrait n °3, chp XXXIV

Extrait n °4, chp XLIII

 

L’événement

Principal

Le condamné a quitté l’infirmerie, il est dans son cachot où il pense à l’évasion, à la grâce.

L’arrivée du condamné à la Conciergerie annonce déjà l’approche son exécution

Les méditations du condamné sur son crime et son désir de se repentir

La visite de Marie, la fille du condamné.

Le contexte spatio

-temporel

Bicêtre : deux jours avant l’exécution.

La Conciergerie : deux heures et demi.

La Conciergerie : une heure (treize heures ).

Quatorze heures.

 

 

  

Les champs

Lexicaux

-La vie : jeune, sain, fort, robuste.

-L’évasion : m’évader, porte ouverte, laisser.

-La mort : guillotine, corde, couteau, mourir.

-Le désespoir : Plus de chance, plus d’espérance, abîme.

 

-Le voyage : la rue, chemin, cariole, roulement, Conciergerie

-La terreur : noir, sinistre glacé, cœur allait s’arrêter.

-La condamnation : soldat, cachot, Conciergerie.

-Le remord : me repentir (2 fois), remords.

-La liberté(passé) : libre, pur, innocent promenade, errais, bonheur, marchais

-La condamnation :

Crime, supplice, dernière, dépareillée, sang, mourir.

exécrable, terminer, frissonne,

- L’amour :

Aimer, amour, baisers, doux.

-La déception et le désespoir : cri, mal, sanglot, oublié, effacé, désespère, pleurait.

-La condamnation à mort :  arrêt, mort, sentence, brisée.

Les sentiments du condamné

L’espoir / le désespoir

La peur/ la terreur

Le remord/la colère

L’amour / la déception

Le désespoir.

 

 

 

 

  Les figures

 De style

Métaphore : le pourvoi est une corde qui vous tient suspendu au-dessus de l’abîme.

Hyperbole : Il m’est venue une idée à me rendre fou.

Antiphrase : Mon pourvoi sera rejeté parce-que tout est en règle.

Euphémisme : Je suis robuste […] Cependant, j’ai maladie, une maladie mortelle, une maladie faite de la main des hommes. (La condamnation à mort)

Comparaison+hyperbole : Ces rues qui serpentent et s’entrecoupent comme les milles chemins d’une fourmilière.

Hyperbole : J’ai cru que les battements de mon cœur allaient s’arrêter aussi.

Périphrase : j’ai sauté à bas du cachot roulant. (La cariole) 

Hyperbole :la porte s’est ouverte avec la rapidité de l’éclair.

Comparaison : je frissonne comme d’une chose nouvelle.

Métaphore : Ma belle enfance ! Ma belle jeunesse ! Étoffe dorée.

Hyperbole : Il y a une rivière de sang.

Antithèse : Cette année exécrable qui s’ouvre par un crime et se clôt par un supplice.

Gradation : Je suis tombé sur ma chaise : sombre, désert, désespéré.

Hyperbole : la dernière fibre de mon cœur est brisée.

Anaphore : Je l’ai prise, je l’ai enlevée dans mes bras, je l’ai assise sur mes genoux, je l’ai basée sur ses cheveux.  

La visée de

 L’auteur

Démontrer l’absurdité de la peine de mort.

Dénoncer la peine de mort en révélant la torture morale du condamné.

Dénoncer la peine de mort en voulant toucher le lecteur à travers le repentir du condamné.

Dénoncer la peine de mort en voulant toucher les sentiments du lecteur à travers la petite fille du condamné.

Le registre

Littéraire où

La tonalité

Ø  Pathétique

Ø  Tragique

Ø  Ironique

Ø  Pathétique

Ø  Tragique

 

Ø  Pathétique

Ø  Tragique

 

Ø  Pathétique

Ø  Tragique

 

 

 

 

 

 

 

Synthèse :

Ces quatre textes appartiennent au même type à savoir

 le type argumentatif en développant le même thème

<< la peine de mort >> et en soutenant la même thèse :

 L’abolition de la peine de mort. Cependant, dans chaque

 extrait les arguments varient dans le but de persuader

tous les partisans de cette peine qu’il faut la supprimer

et aussi pour montrer que le condamné à mort souffre

 de plus en plus au fur et à mesure que s’approche le

temps de son exécution (le désespoir total dans l’extrait n°4).