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dimanche 31 juillet 2022

Le Bourgeois gentilhomme Comédie de Molière

 

 Le Bourgeois gentilhomme

Comédie de Molière

 Écrite en 1670




Généralités

Le théâtre est un genre littéraire au même titre que le roman, la poésie et l’essai. Comme dans le roman, une œuvre théâtrale comporte des événements mais qui ne sont pas racontés :  l'histoire est donc reproduite à travers le dialogue des personnages.  

Le théâtre est donc un récit en paroles. On distingue différents sous- genres dans le théâtre tels la comédie et la tragédie (XVII -ème siècle), le drame romantique ((XIX -ème siècle).

 Le texte théâtral

Le texte est constitué du verbal et du non verbale :

  • Les dialogue : où les acteurs échangent des répliques plus ou moins longues. 
  • Les didascalies : Ce sont des indications données par l'auteur au sujet de la liste des personnages, des gestes, des intonations, du décor, de l'éclairage...

Le théâtre classique 

 Le théâtre classique obéit à des règles strictes : 

1.   La règle des trois unités :

  • L'unité de l'action : La pièce théâtrale doit contenir une seule action. 
  • L'unité du temps : La présentation de la pièce théâtrale ne doit pas dépasser 24 heures. 
  • L'unité de lieu :  la présentation théâtrale doit se passer en un seul lieu. 

2.La vraisemblance :  les événements présentés en scène doivent être proches de la réalité.

3.La bienséance :  les événements qui pourraient choquer le spectateur (la violence, le sang, la mort) sont interdits sur scène. 

La comédie et la tragédie

1.   La comédie : est une pièce de théâtre dont le dénouement est heureux, elle met en scène des personnages ordinaires (homme du peuple, bourgeois domestique) dans des situations de la vie quotidienne : Mariage, amour, infidélité, vengeance …La comédie a pour rôle de divertir à travers la peinture des mœurs par :

·     Le comique de mot : Il exploite les ressources du langage (répétition, jeux sur les sons, sur le sens, calembour, déformation, recours au Jargon, au parler dialectal, au latin macaronique). Le comique des mots naît de l'utilisation du langage. Le rire est déclenché par les répétitions, les inventions verbales, les jeux ou les substitutions de mots, les accumulations.

·     Le comique de geste :  coups, gifles, bastonnades, chutes, mouvements mécaniques, etc. il naît des mimiques, des déplacements, des jeux de scènes. 

·     Le comique de situation : Quiproquo, personnage dissimilé les rencontres inattendues et malencontreuse etc. il naît des circonstances de l'intrigue. Les rebondissements, les quiproquos provoquent le rire.

·     Le comique de mœurs et de caractère :   obsession, manie d'un personnage tourné en ridicule. Une classe sociale, un milieu ou une mode sont la cible de la critique. Ou bien le tempérament et le comportement d'un personnage prêtent à rire.

2.La tragédie :

Par opposition à la comédie, elle met en scène des personnages de rang élevé et se dénoue souvent par la mort d’un ou de plusieurs personnages. Elle a pour but d’inspirer "terreur'' et ``pitié". 

Les principaux types de comédie :

·         La farce :  utilise des procédés comiques simples et grossiers :  gifles, coups de bâton, bagarres, gestes et propos obscènes qui font rire. Ces procédés sont destinés avant tout à faire rire le public.

·         La comédie d'intrigue : influencée par la comédie à l'italienne, elle recourt aux quiproquos, aux méprises, aux reconnaissances de personnages qui précipitent le dénouement ; influencée par la comédie espagnole, elle représente des amours passionnés et des conflits d’honneur.  Dans les années 1630, elle donne naissance à la « grande » comédie, en cinq actes, envers qui respecte les règles et a pour ambition d'atteindre une « vérité humaine ». Ce type de comédie, cependant, ne vise pas forcément l'effet comique (les comédies de Corneille, notamment). 

·         La comédie de caractère : cette forme de comédie dans laquelle excelle Molière, le principe est principalement articuleé autour des « types » dont les manies, les vices et les passions constituent le ressort de l’intrigue : La « femme savante », le « malade imaginaire », les « Précieuses ridicules » d'une certaine façon le libertin Don Juan, l'hypocrite Tartuffe ou l'arbitraire Alceste du Misanthrope. 

·         La comédie- ballet :  c'est un type de comédie qui fait intervenir des ballets au cours de l'action ou en intermède. 

·         La comédie de mœurs : la comédie tend, avec Molière, à représenter les mœurs contemporaines et les rapports sociaux. Si la peinture prend souvent une tonalité satirique, elle refuse la satire personnelle et s'attache à représenter des types généraux exemplaires. 

Au-delà du personnage central, elle s'intéresse aussi au travers d'une société (le libertinage, l’hypocrisie) et aux enjeux d'une époque (l'éducation et le statut des femmes, le mariage, la hiérarchie sociale, la place de la religion). Ces thèmes nourrissent la comédie et répondent ainsi au programme formulé par Molière dans la critique de L'École des femmes : « vous n'avez rien fait si vous n'y faites reconnaître les gens de votre siècle. » 

·         La comédie psychologique et sentimentale

 Elle connaît au 18e siècle des chefs-d'œuvre avec Marivaux analyste souriant des « jeux » et des « surprises » de la vie amoureuse. Un siècle plus tard, la génération romantique laissera passer sur elle l'ombre du « mal du siècle » pour en faire, Comme chez Musset, une comédie dramatique caractérisée, comme son nom l'indique, par un constant mélange des genres et des tonalités.

·         Le vaudeville :

 Apparu au 19e siècle, il est essentiellement une comédie de mœurs dans le dialogue comporte jusqu'en 1870 des parties chantées. Il recourt à un comique populaire fondé sur des jeux de mots et des situations cocasses.

Les procédés du comique : 

Le comique obéit à des lois, et même, pour employer un terme plus péjoratif, à des recettes. Il a ses mécanismes propres :

  • L’exagération : les traits physiques, les traits de caractère, les situations, sont grossis, outrés par rapport à la réalité. Quand dans la caricature. C’est le procédé favori de la satire. 
  • La répétition :  il s'agit de la répétition de mots ou de situations 
  • La déformation et les inventions :  on remplace un mot par un autre, un dialogue est déformé on invente des mots. Ces inventions sont risibles car elles constituent un écart par rapport à la norme, à ce que l'on attend. 
  • Le décalage est le mélange de tons :  on peut introduire un détail incongru dans un contexte sérieux, crée un décalage entre un début solennel et une fin dérisoire. Ces décalages sont caractéristiques de l'ironie.
  • Les sous-entendus et les allusions :  ils permettent d'attaquer une cible de manière oblique. Les mots à double sens sont particulièrement efficaces. 

Les différents comiques : 

  • La satire :  c'est une critique moqueuse d'un vice ou d'un ridicule.
  • La parodie :  elle imite, en les exagérant et les ridiculisant, les caractéristiques d'un style ou d'un genre. 
  • Le burlesque :  il pousse une situation jusqu’à l’extravagance. 
  •  L’absurde : Il fait ressortir le comique d'une situation étrange ou incompréhensible. 
  • L'ironie : consiste à se moquer en laissant entendre le contraire de ce que l'on dit. 
  • L'humeur : révèle, sans méchanceté, les aspects risibles de situation ou deux personnages sérieux.
Bourgeois-gentilhomme

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jeudi 7 juillet 2022

Résumé détaillé d'Antigone

Résumé détaillé d'Antigone

 Une prophétie prévoit que le fils de Laïos (Œdipe) va tuer son père et épousera sa mère Jocaste.  Pour conjurer cette prédiction, Laïos décide de se débarrasser de son fils Œdipe et le laisse sur le mont Cithéron, on le ramènera au roi de Corinthe qui va l’adopter. La prophétie se réalise Œdipe a tué son père et a épousé sa mère car il a pu vaincre le sphinx. Il s’agit alors d’une relation incestueuse. 

Après des années, Jocaste et Œdipe apprennent la vérité: Jocaste s’est suicidée et Œdipe s’est crevé les yeux, errant avec sa fille Antigone jusqu’à sa mort.

Alors, les deux frères décident de régner en alternance sur Thèbes, mais la première année passée, Étéocle ne voulait pas céder le pouvoir à son frère Polynice qui va faire appel à une armée étrangère contre lui. D'où la mort des deux frères qui se sont entretués. C’est le frère de  Jocaste Créon qui règne sur Thèbes. Le roi va émettre une loi selon laquelle Étéocle est considéré tel un héros national qui a droit à des funérailles grandiose . Or, Polynice est un traître qui sera privé de ce droit( l’enterrement) : Il restera proie aux corbeaux et aux chacals pour servir d’exemple. Antigone va braver la loi de son oncle, le roi Créon, en tentant l’enterrement du cadavre de son frère Polynice deux fois.

les évènements essentiels

  •  Le prologue présente les personnages qui vont jouer la pièce et les décrit brièvement en précisant leurs sorts, puis il fait le rappel de certains évènements nécessaires à la compréhension de l’histoire:

  •   la mort des  deux frères d’Antigone, les funérailles grandioses accordées à Etéocle et le châtiment infligé à Polynice en laissant son cadavre sans enterrement.

  • La sortie nocturne d’Antigone et sa surprise par la nourrice qui croit qu’elle  était en rendez-vous avec son amoureux. Mais Antigone a tenté pour la première fois d’enterrer le cadavre de son frère Polynice.

  •  Ismène essaie vainement  de convaincre Antigone de renoncer à  son projet d’enterrer Polynice. 

  • Antigone apprend à Ismène la vérité de son acte( l’enterrement) et à Hémon l’impossibilité de leur mariage.

  • Un garde a appris à Créon qu’on a tenté de couvrir le cadavre de Polynice. Créon étouffe l’affaire en la tenant secrète.

  • Antigone est arrêté  par les gardes et conduite devant Créon suite à sa deuxième tentative.

  • Créon fait l’impossible pour  sauver sa nièce en voulant camoufler l’affaire (en tuant les trois gardes) à condition qu’elle  se taise mais elle met en échec toutes ses tentatives.

  • Pour tenter de la convaincre de l’absurdité de son geste (l’enterrement du cadavre de Polynice), Créon révèle à sa nièce le secret de la déformation des cadavres de ses deux  frères: il ne sait pas au juste lequel des deux cadavres est celui de Polynice, mais il a choisi au hasard l’un des deux pour lui consacrer les  devoirs funèbres tout en privant l’autre de l’enterrement. Le roi lui propose de jouir du bonheur, ce qui a déclenché sa révolte. Elle lui demande en l’insultant d’appeler ses gardes.

  • Ismène se prête à mourir avec Antigone en changeant son opinion au sujet de l’enterrement ,or Antigone rejette son sacrifice pour ne pas l’impliquer dans une affaire qui la dépasse. 

  • Créon finit par appeler ses gardes pour emmener Antigone.

  • Le chœur tente de convaincre Créon d’accorder le pardon à Antigone. Mais le roi refuse car tout le monde est au courant de la transgression d’Antigone en plus la princesse tient absolument à mourir.


  • Les Thébains furieux hurlent autour du palais en exigeant la condamnation d’Antigone et Hémon supplie désespérément son père de sauver son amante, mais en vain.

  • Surveillée par un garde insensible qui lui révèle qu’elle sera murée vivante, Antigone finit par le convaincre moyennant une bague en or, d’écrire une lettre dans laquelle l’héroϊne tragique exprime son regret vis-à-vis de son acte absurde.

  • Le messager a annoncé que Antigone est jetée vivante dans un trou où elle  s’est pendue avec les fils de sa ceinture, Hémon l’avait rejoint, le roi affolé tente de le sauver mais il crache sur son visage puis il a planté  son épée dans le ventre. 

  • Le chœur annonce à Créon le suicide de sa femme Eurydice après avoir appris le suicide de son fils Hémon. Créon est anéanti mais son rôle de roi passe avant toute autre  considération.                                                                                                                 Fin d’Antigone