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vendredi 19 novembre 2021

Analyse Chapitre II p20 extrait 2 Boîte à merveilles


 Analyse chapitre II, extrait n °2: <<Le Mardi… bientôt dans la rue.>>  page 20…24

  • La situation de l’extrait 

Le passage se situe après la dispute de Lalla Zoubida, la mère du narrateur avec Rahma, la femme du fabricant de charrue . Dans cet extrait le narrateur nous raconte sa journée au Msid, le Mardi et nous informe sur la visite de Lalla Aicha, ami de sa mère 

  • Le Mardi au Msid 

Le Mardi pour le narrateur est un jour de souffrance et de martyre et toutes les nuits qui le précédent sont pour lui un vrai cauchemar d’où un champ lexical de la peur et de la souffrance : L’amertume , cendre, cauchemar, criai, sans pitié, peur, tremblait, appréhendais. ..

  • La visite  de Lalla Aicha 

Lalla Aicha est une ancienne voisine de Lalla Zoubida et son amie intime. Le narrateur lui dresse un portrait caricatural :<< femme plus large que haute. …avec une tête qui reposait directement sur le tronc…>> Il ne l’aimait pas. 
En trouvant son amie Lalla Zoubida souffrante d’une terrible migraine, Lalla Aicha lui propose de consulter un fqih et de visiter Sidi Ali Boughaleb pour se guérir et aussi pour lutter contre le mauvais œil dont souffre son fils. 
=>Le champ lexical de la maladie et de la souffrance : plaignant, maux, faible convalescence, pâleur, souffrance, douleur, médecin. …

  • La visée de l’auteur 

                       • La critique de la superstition  ( mauvais œil , consultation du fqih, visite de Sidi Ali Boughaleb. ..)
                      • L’ancrage des événements et des faits dans un contexte typiquement marocain par l’usage de mots arabes : Msid, fqih, djellaba, mansouria, haïk, Cherifa, Lalla. 


Étude paratexte Dernier jour d’un condamné VICTOR HUGO


 Étude du paratexte :Le Dernier jour d’un condamné ,VICTOR HUGO 

I.Les composantes du paratexte 

Le titre :

Le titre précise le cadre spatio-temporel de la peine de mort (le thème ) rendue inévitable par l’utilisation de l’article défini « le » et de l’adjectif « dernier » , cependant l’article indéfini « un »renvoie le condamné à l’anonymat pour insister sur la portée universelle de la thèse défendue par Victor Hugo. 

=> Le titre est expressif et résume la fin de vie d’un condamné. 

Les illustrations : 

Elles varient selon les éditions mais elles traduisent l’horreur, la violence et la mort en présentant des moyens servant à l’exécution ( les cordes, les chaînes, la chaise électrique…) ou encore elles présentent le spectacle de la guillotine, du sang qui coule sur une planche. .. 

La postface  

Elle comprend un extrait du roman, un commentaire, des renseignements sur le narrateur et sur le roman. 

=> Elle met l’accent sur la barbarie de cette peine et son impact sur l’esprit du condamné d’où la visée de l’auteur : Rédiger un plaidoyer contre la peine de mort .

II. Hypothèses de lecture 

Le condamné mérite- il la peine de mort ? 

Sera-t-il gracié ? 

S’agit t-il dans ce roman de la description minutieuse des étapes qui précèdent l’exécution ?


Champ lexical langue

 Le champ lexical

Définition:

C’est l’ensemble de mots et d’expressions qui se rapportent au même thème ( sujet, idée, domaine…) mais dont les natures grammaticales sont variées. 

Figures de style langue première année bac


Les figures de styles

 Définition:

 Une figure de style est un procédé d’expression qui s’écarte de l’usage ordinaire de la langue visant à produire une impression, un effet particulier dans le but de convaincre ou de séduire son interlocuteur . 

Il existe plusieurs types: 

Les figures d’analogie:( rapport de similitude entre deux éléments.)

 ➢ Les figures d’opposition:( confrontent deux termes de sens opposé.) 

Les figures de substitution (comportent deux termes substituables.) 

Les figures d’insistance:(soulignent une idée, la renforcée.) 

➢ Les figures d’amplification ( exagèrent l’expression.) 

Les figures d’atténuation ( atténuent l’expression.)

 

 I. Les figures de l’analogie:

  •   La comparaison 
  •   La métaphore
  •   La personnification
  •   L’allégorie
1.La comparaison 

           -Ce bébé est beau comme un ange. 

(le Comparé)         (le moyen de Comparaison)           (le comparant) 

 On peut exprimer la comparaison par:

(tel /semblable à/ainsi que/aussi que/pareil à/avoir l’air de…)

    2. La métaphore

              -Ce bébé est un ange. 

                    (le comparé)        (le comparant)

                  -La vie est un éclair.

                   (le comparé)       (le comparant)

           -Horloge! Dieu sinistre, effrayant, impassible, 

                (le comparé)        (le comparant)

              -Cette pluie de fer, de feu, d’acier, de sang.

                (Le comparant)     (Le comparé est implicite: (le bombardement.))

       3. La personnification
Les feuilles crient sous nos pas en automne. 
(crier est une caractéristique humaine attribué à un élément de la nature: 
les feuilles.)
      4.L’allégorie
Je vis cette faucheuse. Elle était dans son champ.
 C’est celle qui fauche (La mort)

II. Les figures de l’opposition

  • L’antiphrase: Tu es arrivé à l’heure! Tu m’as laissé attendre deux heures ! Merci. ( c’est le contraire) 
  • L’antithèse : Tu as choisi la vie et moi la mort. (Antigone) 
  • L’oxymore : Cette obscure clarté qui tombe des étoiles. (Corneille.) 

III. Les figures de substitution

  • La métonymie:
La maison retomba dans le silence. (les habitants de la maison.)
▪ J’ai bu un verre: ( le contenant pour le contenu).
▪ J’ai lu un Molière: ( l’auteur par l’œuvre).
▪ Socrate a bu la mort : ( l’effet pour la cause).
▪ Croiser le fer: ( les épées): ( la matière pour l’objet.)
  • La synecdoque
▪ Il y a deux cents têtes dans ce théâtre. ( individus)
  • La périphrase
La ville lumière attire tous les ans des millions de touristes. (Paris)

IV. figures de l’insistance et de l’amplification 

  • L’anaphore 
▪ Au nom de l’espoir enterré,
  Au nom des larmes dans le noir, 
  Au nom des plaintes qui font rire,  (Paule Éluard)
  • L’énumération 
▪ Femme, moine, vieillards, tout était descendu. 
  • La gradation
Va, cours, vole et nous venge ( P. Corneille) (gradation ascendante) 
  • L’hyperbole
▪ Je meurs de faim. 
▪ Je crois que je pourrais rester dix mille ans sans parler. (Jean Paul Sartre).

V. Les figures de l’atténuation

  •    L’euphémisme:
        -Elle a vécu ce que vivent les roses, l’espace d’un matin. (Elle est morte) 
L’euphémisme consiste à atténuer l’expression brutale et douloureuse de la mort. 
  • La litote
           - Va, je ne te hais point. (Je t’aime tellement.) 
La litote consiste à dire moins pour suggérer plus.

voici le lien des exercices sur les figures de style:




Analyse incipit chapitre I p 3 Boîte à merveilles


Extrait n °1: Chapitre I, page 3 Boîte à merveilles 

La situation de l’extrait :

 C’est le texte d’ouverture qui a pour rôle de présenter le cadre spatio-temporel et les personnages de l’histoire. 

Le genre littéraire de l’œuvre :

Il s’agit d’un texte du roman extrait du autobiographique car le récit est porté à la première personne du singulier : Le « je » qui est en même temps l’auteur, le narrateur et le personnage principal. Les éléments fictifs se mêlent à d’autres réels pour raconter un souvenir d’enfance. 

Le type de texte : 

C’est un texte narratif-descriptif.  

Le rôle de l’incipit:
  Il s’agit de présenter : 
      • L’espace : « Dar chouafa (maison très ancienne) décrite d’une manière dévalorisante, c’est l’espace central à côté d’autres : Msid, Derb Nouala… 
       • Le temps :Le cadre temporel général est lié à l’âge de l’enfant : « six ans » , seul repère. Pour cet extrait :Le soir. 
       • Les personnages : Ils sont répartis selon l’espace : -Le rez-de-chaussée : La voyante. -Le premier étage : Driss El Aouad, sa femme Rahma et leur fille Zineb . -Le deuxième étage : Fatma Bziouya et la famille de Sidi Mohammed composée de sa mère Lalla Zoubida et son père Maâlem Abdeslam. 

Les temps verbaux:

  • Le présent de l’énonciation qui indique le moment où le narrateur écrit :Le narrateur- adulte : « Je songe à ma solitude, je ne dors pas, ma solitude ne date pas d’hier. » ( aujourd’hui , en ce moment. )
     • Le présent de la narration qui s’emploie pour rapporter des actions passées en les rendant plus vivantes créant ainsi l’effet du réel : « Il ( l’enfant ) désire tant ce moineau. ..il veut en faire son compagnon. Il court. Il revient s’asseoir sur le pas de la porte. » 
      • Les temps du récit : Le passé simple et l’imparfait pour raconter et décrire ses souvenirs d’enfance .  Les champs lexicaux dominants:
    • La solitude : Solitude, seul , triste, cœur gros, yeux rougis. 
    • La voyance et la sorcellerie : chouafa, sorcière, benjoin, ''jnoun'', encens, … 

 Le thème dominant : 

La solitude du « je »fait l’objet de sa souffrance qui s’aggrave en raison de l’ambiance effrayante qui règne à Dar chouafa. 

 La visée de l’auteur :

• Dénoncer une classe sociale qui croit à la sorcellerie et la pratique .

 • Raconter un souvenir d’enfance.