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vendredi 24 décembre 2021

Confrontation Antigone/Ismène

  la confrontation entre Antigone et Ismène 


I. Situation de l’extrait 

Après sa confrontation avec la nourrice à propos de sa sortie nocturne, Antigone est face à sa sœur Ismène qui tente de la convaincre de renoncer à l’enterrement de son frère Polynice mais l’insoumise met en échec toutes ces tentatives. 

II. La stratégie argumentative d’Ismène 

         •Elle rappelle à Antigone sa position sociale( elle est l’aînée, la sage et la plus pondérée )

         •Elle lui rappelle aussi la force de Créon le roi et aussi l’importance de respecter sa loi. 

III. Le contraste entre les deux sœurs 

Face aux arguments de sa sœur Ismène, Antigone insiste sur la primauté de son devoir par rapport à la loi du roi Créon et refuse de réfléchir ou de comprendre .

Elle est alors entêtée, révoltée, insoumise et fidèle à elle-même en comparaison avec sa sœur qui se montre plus raisonnable, réaliste et lucide.

IV. L’héroïne tragique 

L’enterrement du cadavre de son frère Polynice est un acte absurde qui accorde à Antigone le nom de l’héroïne tragique qui doit subir la mort.




Confrontation Antigone/nourrice.Étude de texte

 La confrontation entre Antigone et la nourrice. 


I. La situation de l’extrait 

À l’insu de tout le monde, Antigone est sortie la nuit pour enterrer le cadavre de son frère Polynice, or la nourrice l’a surprise. 

II. Le contraste entre les deux personnages 

La nourrice joue le rôle de substitut de mère pour Antigone , ainsi son discours est réaliste, clair, simple et familier par rapport à celui d’Antigone qui est implicite, ambigu, symbolique et énigmatique puisqu’elle est animée par le devoir d’enterrer le cadavre de son frère Polynice. 

III. La scène tragique 

La scène est construite autour d’un quiproquo  ( le rendez-vous d’amour d’Antigone ) qui n’est autre qu’un rendez-vous avec la mort.   Ainsi, l’héroïne se prépare à subir son sort qui est la mort :<<Garde tes larmes, garde tes larmes, tu en auras peut-être besoin encore nounou. >>

IV. Les aspects de la tragique 

Le niveau de langue :Familier

Les anachronismes ( carte postale, rouge aux lèvres, bouclettes, ruban)

L’inversion des rôles entre Antigone et la nourrice qui monopolise la parole ( 2tirades) , tutoie la princesse, la gronde sans représenter la sagesse :<< vieille bête >>. 


Analyse Prologue, Antigone de Jean Anouilh

  Analyse du  Prologue :<< Voilà…puni de mort.>>

I. Le Prologue 

1. Définition :

      -un personnage chargé de présenter les personnages dramatiques en s’adressant directement au public. 

2. Le rôle du Prologue : est de présenter :

   - Le texte figurant au début de la pièce théâtrale : C’est la scène d’exposition. 
   -Le titre de l’œuvre : Antigone 
   -Les personnages :Antigone, Ismène, Hémon, Créon, Eurydice, la nourrice, le page, le messager, les  gardes.
   -Le portrait et le sort de ces personnages. 
   - Le résumé de l’histoire.
   - Les événements antérieurs à l’histoire .

II. L’identification du texte 

1. Le système énonciatif : 

le Prologue interpelle directement le public en employant la 1ère et la 2ème personne du pluriel : nous / vous  
2. Les temps verbaux :

le futur ou le présent à valeur de futur proche car tout semble joué d’avance . 
3. Les présentatifs : Voilà, c’est , ce sont, cet.

4. La composition du texte : 

   a-une partie à dominante descriptive :

<<Voilà….la justice de Créon.>> 
   b- une partie narrative : 

<<Et maintenant….puni de mort.>>

III. Le contraste :

     a-des portraits opposés : 
Antigone est différente de sa sœur .
Hémon en désaccord avec son père.
    b- des situations opposées : 
              •les gardes jouent aux cartes. 
              •Créon médite et Antigone pense .
              •Hémon et Ismène plaisantent. 
Un univers contrasté témoignant d’une situation trouble.

IV.Le champ lexical de la mort : 

Mourir (4fois, morts, mort, entre tués, funérailles, pleurs, pleurs, sépulture, corbeaux. 
  Il s’agit d’une tragédie.

V. Les aspects modernes dans Antigone :

  ▪  Le décor neutre et plat .
  ▪  l’emploi du registre courant et parfois du familier. 
  ▪  la présence des anachronismes comme le jeu de cartes, le tricot.