". google.com, pub-3973127691303297, DIRECT, f08c47fec0942fa0 français au lycée: tronc commun, 1ère/2ème A. bac, boîte à merveilles, google.com, pub-3973127691303297, DIRECT, f08c47fec0942fa0

mardi 4 janvier 2022

Correction examen régional Fès-Boulemane 2013

 


Correction examen régional Académie de Fès-Boulemane (Session de juin 2013)



Texte : 

-ANTIGONE: Lâchez moi. Vous me faites mal au bras avec votre main.

-CRÉON, qui serre plus fort.- Non. Moi, je suis le plus fort comme cela, j’en profite aussi.

-ANTIGONE, pousse un petit cri.- Aïe!

-CRÉON, dont les yeux rient- C’est peut-être ce que je devrais faire après tout, tout simplement, te tordre le poignet, te tirer les cheveux comme on fait aux filles dans les jeux. (Il la regarde encore. Il redevient grave. Il lui dit tout près.) Je suis ton oncle, c’est entendu, mais nous ne sommes pas tendres les uns pour les autres, dans la famille. Cela ne te semble pas drôle, tout de même, ce roi bafoué qui t’écoute, ce vieil homme (…) qui est là, à se donner toute cette peine pour essayer de t’empêcher de mourir ?

-ANTIGONE, après un temps.- Vous serrez trop, maintenant. Cela ne me fait même plus mal. Je n’ai plus de bras.

-CRÉON, la regarde et la lâche avec un petit sourire. Il murmure.- Dieu sait pourtant si j’ai autre chose à faire aujourd'hui, mais je vais tout de même perdre le temps qu’il faudra et te sauver, petite peste. (Il la fait asseoir sur une chaise au milieu de la pièce. Il enlève sa veste, il s’avance vers elle, lourd, puissant, en bras de chemise.) Au lendemain d’une révolution ratée, il y a du pain sur la planche. Mais les affaires urgentes attendront. Je ne veux pas te laisser mourir dans une histoire de politique. Tu vaux mieux que cela. (…) Tu crois que cela ne me dégoûte pas autant que toi, cette viande qui pourrit au soleil ? Le soir, quand le vent vient de la mer, on la sent déjà du palais. Cela me soulève le cœur. Pourtant, je ne vais même pas fermer ma fenêtre. C’est ignoble, et je peux même le dire à toi, c’est bête, monstrueusement bête, mais il faut que tout Thèbes sente cela pendant quelque temps.- Tu penses bien que je l’aurais fait enterrer, ton frère, ne fût-ce que pour l’hygiène! Mais pour que les brutes que je gouverne comprennent, il faut que cela pue le cadavre de Polynice dans toute la ville, pendant un mois.

-ANTIGONE: Vous êtes odieux!

I. ÉTUDE DE TEXTE (10 points) :

 A-Contextualisation (2 pts):

1. Complétez le tableau suivant après l’avoir reproduit sur votre copie :  (0,25 x 4pt)

   -Titre de l'œuvre: Antigone,
   -Nom de l'auteur: Jean Anouilh
   -Genre littéraire: Une tragédie moderne
   -Siècle: XX -ème

2)   a- Quel lien de parenté unit Antigone à Créon ? (0,5)     

    -Créon est l’oncle d’Antigone ou bien Antigone est la nièce de Créon     

      b- Précisez l’acte commis par Antigone et qui a provoqué la colère de Créon. (0,5)

     -L’acte commis par Antigone et qui a provoqué la colère de Créon est l’enterrement du cadavre de son frère Polynice. 

                            B-Analyse (6 pts) :

3)  a-Pourquoi Antigone demande-t-elle à Créon de la lâcher ? (0,5)     

 -Antigone  demande à Créon de la lâcher parce qu’il lui fait mal en serrant fortement son bras.     

b-Face à cette réaction d’Antigone , Créon a-t-il éprouvé un sentiment de regret, de supériorité ou de sympathie ? (0,5)  

 - Face à cette réaction d’Antigone, Créon éprouve un sentiment de supériorité: << je suis le plus fort comme cela >>.

4) Créon veut t-il punir Antigone ou au contraire lui sauver la vie ? (0,5)

-Créon veut sauver la vie à Antigone.  

Justifiez votre réponse en relevant une expression dans sa 2ème réplique. (0,5)

-<< Ce vieil homme qui est là, à se donner toute cette peine pour essayer de t’empêcher de mourir ?>> ou <<je vais tout de même perdre le temps qu’il faudra et te sauver >>.

5. Dites si la proposition suivante est vraie ou fausse : << Créon est convaincu d’être toujours un chef d’état respecté.>> Justifiez votre réponse en relevant une expression dans sa 2ème réplique. (1)

-La proposition est fausse. 

-La justification : la 2ème réplique :<<Ce roi bafoué >> c’est-à-dire ridiculisé. 

6. << Il y a du pain sur la planche >>. Cette phrase, appartenant au niveau de langue familier, veut dire que : 

a- Créon à beaucoup de travail devant lui ; 

b- Créon à assez de pain pour son peuple ;

c- Créon prépare du pain sur une planche. (0,5)

-Cette phrase veut dire que Créon a  beaucoup de travail devant lui. 

7) a-En parlant du corps sans vie dans sa dernière tirade, Créon a-t-il employé une tonalité laudative (valorisante) ou péjorative(dévalorisante) ? (0,5)

-Il s’agit de la tonalité péjorative. 

   b- Relevez une phrase qui justifie votre réponse. (0,5)

-<<Cette viande qui pourrit au soleil >>, << tu crois que cela ne me dégoûte pas >>                       

8. Dans la liste ci-dessous, relevez deux sentiments que relève la dernière réplique d’Antigone vis-à-vis de Créon : Le mépris – la peur - la jalousie – la colère - la satisfaction- l’admiration. (0,5×2)

 – Les deux sentiments sont : le mépris et la colère. 


                               C-Réaction (2pts):                        9. Doit-on utiliser la violence pour convaincre quelqu’un ? Justifiez brièvement votre point de vue. (1) 

-Il est sûr que la violence n’est plus un moyen pour convaincre quelqu’un ou encore pour le faire changer d’avis, du fait qu’elle est un acte barbare et agressif qui ne peut engendrer que la violence et le mépris au lieu de résoudre une situation conflictuelle en recourant à la communication. 

10. Selon vous, faut il favoriser ses proches (leur accorder un avantage) lorsqu’on occupe un poste de responsabilité ?  Dites brièvement pourquoi. (0,5×2) 

Selon ma propre vision, il est illégal de favoriser ses proches lorsqu’on occupe un poste de responsabilité car c’est une injustice envers les autres personnes .


         Correction de la production écrit

 Sujet :                  La violence          

lundi 3 janvier 2022

Valeurs du passé simple et de l'imparfait




Les valeurs du passé simple et de l'imparfait

 



Remarque:

Dans un récit au passé, le présent de la narration est utilisé

 avec d'autres temps du récit pour actualiser les événements

et créer l'effet du réel :

v « Tous les mardis sont pour moi couleur de cendre. »

Le présent de l'énonciation (indique le moment où l'émetteur parle)

 exprime un fait ayant lieu au moment où l'on parle ou on écrit

 (moment de l'écriture) qui permet aussi de faire des commentaires :

v « Moi je ne dors pas, je songe à ma solitude...Ma solitude

ne date pas d'hier. » (Elle est actuelle)


Application : Conjugaison : passé simple et l'imparfait.

1-   L’imparfait :     

 Règle générale : Pour conjuguer un verbe à l'imparfait de l'indicatif : on

cherche son radical. Pour cela, on prend le radical de la première personne

du pluriel (= nous) au présent de l'indicatif. On rajoute ensuite les

 terminaisons de l’imparfait ; ce sont les mêmes pour tous les verbes : –ais, 

–ais, –ait, –ions, -iez, –aient

                            Exemples :

 

Les terminaisons

1er groupe

2e groupe

3e groupe

je / j'

-ais

aimais

finissais

mettais

tu

-ais

aimais

finissais

mettais

il / elle / on

-ait

aimait

finissait

mettait

nous

-ions

aimions

finissions

mettions

vous

-iez

aimiez

finissiez

mettiez

 

ils / elles

-aient

Aimaient

finissaient

mettaient

Les auxiliaires

avoir

être

je / j'

avais

étais

tu

avais

étais

il / elle / on

avait

était

nous

avions

étions

vous

aviez

étiez

ils / elles

avaient

étaient

 

           

 






Remarque : Certains verbes peuvent s'écrire avec plusieurs

 i successifs, ou avec un y suivi d'un i !
Exemples : Nous criions, vous criiez, nous payions, vous payiez.

         2-le passé simple 

         a. Verbes du 1er groupe

Ils se conjuguent avec la voyelle -a (sauf à la 3e personne du pluriel).
Exemple :
J’aimai, tu aimas, il aima, nous aimâmes, vous aimâtes, ils aimèrent. 
Attention !

Le verbe « aller », bien que n’appartenant pas à ce groupe, se conjugue

sur le même modèle :
J’allai, tu allas, il alla, nous allâmes, vous allâtes, ils allèrent.

b. Verbes du 2e groupe

Ils se conjuguent avec la voyelle -i.
Exemple :
Je finis, tu finis, il finit, nous finîmes, vous finîtes, ils finirent.

c. Verbes du 3e groupe

Ils peuvent se conjuguer avec trois lettres différentes :
 
*i (comme au 2e groupe) : descendre, peindre, battre, mettre,

    couvrir, cueillir, dire, etc. + voir. 
Exemple : Je mis, tu mis, il mit, nous mîmes, vous mîtes, ils mirent.
  *u : savoir, pouvoir, vouloir, plaire, connaître, croire, boire, vivre,

lire…
Exemple : Je sus, tu sus, il sut, nous sûmes, vous sûtes, ils surent.
 
*in : tenir, venir et leurs composés. 
Exemple : Je tins, tu tins, il tint, nous tînmes, vous tîntes, ils tinrent.

d. Les auxiliaires

Les auxiliaires « être » et « avoir » se conjuguent avec la voyelle -u :
• être : je fus, tu fus, il fut, nous fûmes, vous fûtes, ils furent
• avoir : j’eus, tu eus, il eut, nous eûmes, vous eûtes, ils eurent.

Voir aussi:👍👍👍👍

dimanche 2 janvier 2022

Focalisation types exemples



https://youtu.be/HbddMxNBpFA

les types de focalisation

I. La focalisation: Définition
C’est le point de vue du narrateur( la voix qui raconte l’histoire) à partir duquel les éléments de cet univers sont décrits et racontés. On distingue 3 types:

1-Zéro ou omnisciente,
2-Interne,
3-Externe.

1-Zéro ou omnisciente (Narrateur >personnage)

C’est l’absence de focalisation, lorsque le narrateur a un savoir plus que le personnage, il voit tout et sait tout :Ce qui se passe, ce qui s'est passé, et ce qui se passera. C'est un Dieu de l'histoire.

2-Interne

(Narrateur = personnage)Le narrateur est un personnage de l'histoire qui décrit et raconte les événements. Son savoir est limité à celui du personnage: Impression de subjectivité

3-Externe

(Narrateur <personnage ):Le narrateur est un témoin externe de l'histoire. Il ne raconte et décrit que ce qui est visible et extérieur. Il sait moins que n’en sait le personnage. C’est un observateur objectif comme une caméra.
II. Exemple: 

1. focalisation zéro

«La vieille dame qui tricote à côté de la nourrice qui a élevé les deux petites, c'est Eurydice la femme de Créon. Elle tricotera pendant toute la tragédie jusqu'à ce que son tour vienne de se lever et de mourir, elle est bonne, digne, aimante. Elle ne lui sera d'aucun secours. »  

                                                    Antigone, Jean Anouilh.

  • Le narrateur a un savoir absolu concernant la vieille : Son présent, son passé et même son sort (avenir), ses qualités ( bonne, digne, aimante).
  • Emploi de la 3ème personne,
  • L’omniscience du narrateur c’est-à-dire sa présence dans plusieurs lieux à même moment. 
  •  Ce type de focalisation garantie au lecteur le plus grand nombre d’informations sur l’histoire.

2. focalisation interne: 

« J’avais peut-être six ans. Ma mémoire était une cire fraîche et les moindres événements s’y gravaient en images ineffaçables. Il me reste cet album pour égayer ma solitude, pour me prouver à moi-même que je ne suis pas encore mort. »    

                           La Boîte à Merveilles, Ahmed Sefrioui.

  • Le narrateur est un personnage de l’histoire, c’est à travers son point de vue que l’histoire est racontée:
  •  Le « je », 
  •  Verbes de perception( voir, entendre, sentir…) et de jugement ( penser, croire, prouver…)
  • Vocabulaire des sentiments (solitude),
  •  Modalisateurs: « peut-être ».

3. focalisation externe

« le chauffeur est descendu, il me tourne le dos. Il m'est à moitié caché par de hautes herbes qui me 
séparent de la voiture. Il tire la portière pour faire descendre le passager [...] Il a sauté à terre. Il fait quelques pas vers nous , sort des herbes et m'apparaît en pleine lumière. » 

La Planète des singes, Pierre Boulle.

  • Le narrateur est un témoin externe de l’histoire: on peut suivre les mouvements du chauffeur sans accéder à ses pensées.
  • Emploi de la 3ème personne,
  • Vocabulaire objectif (neutre), 
  • Absence des marques de jugement et du vocabulaire des sentiments,
  • Absence des modalisateurs.

Voir aussi:👍👍👍👍

Analyse chapitreXLVIIIDernier jour d’un condamné.

 

  https://youtu.be/9hsjpmQutFQ

Le Dernier jour d’un condamné

Analyse chapitre XLVIII :<<Début. ..Allons mon fils>>,Dernier jour d’un condamné. 

I. La toilette du condamné 

Dans une chambre de l’hôtel de ville une heure avant l’exécution du condamné,  le bourreau et ses deux valets faisaient sa toilette qui consiste à : 

•Couper ses cheveux. 

•Enlever sa veste, détacher sa cravate, couper le col de sa chemise. 

•Lier ses mains et ses pieds par une corde.

II. Les sentiments du condamné 

-J’ai tremblé 

-j’ai eu beau roidir (devenir rigide, inflexible ), beau me crisper (resserrer), le cœur m’a failli (ne pas tenir le coup). 

-Mes coudes ont tressailli(trembler ) et j’ai laissé échapper un rugissement ( un cri )étouffé.

III. Les personnes impliqués dans l’exécution 

le bourreau et ces deux valets. La description de ces personnes et de la foule  est dévalorisante dans le but de dénoncer la peine de mort :

•L’horrible peuple qui aboie. 
•Le plus vieux, était gras et avait la face rouge .
•(…) comme des chats..
•C’était le bourreau, le valet de la guillotine. ..
•Ces bourreaux sont des hommes très doux  (l’antiphrase : c’est le contraire qu’il veut dire ).
•Le gros homme au visage bourgeonné. ..

IV. Conclusion 

En recourant à l’ironie :<<Ces bourreaux sont des hommes très doux>>, le narrateur développé une forte argumentation pour défendre sa thèse : l’abolition de la peine de mort.   







Article épinglé

Figures de style La Boîte à Merveilles Ahmed Sefrioui

Examen Régional • Français 1BAC Figures de Style dans "La Boîte à Merveilles" Fiche de ré...