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le français au lycée vous propose des cours du cycle secondaire qualifiant, répartis selon les activités suivantes : Étude de texte/Langue/Production écrite/Examens régionaux et d'autres rubriques .
Le théâtre est un genre littéraire au même titre
que le roman, la poésie et l’essai. Comme dans le roman, une œuvre théâtrale
comporte des événements mais qui ne sont pas racontés : l'histoire est
donc reproduite à travers le dialogue des personnages.
Le théâtre est donc un récit en paroles. On
distingue différents sous- genres dans le théâtre tels la comédie et la
tragédie (XVII -ème siècle), le drame romantique ((XIX -ème siècle).
Le texte théâtral
Le texte est constitué du verbal et du non verbale :
Les dialogue
: où les acteurs échangent des répliques plus ou moins longues.
Les didascalies : Ce sont des indications
données par l'auteur au sujet de la liste des personnages, des gestes, des
intonations, du décor, de l'éclairage...
Le théâtre classique
Le théâtre classique obéit à des règles strictes :
1.La règle des
trois unités :
L'unité de l'action : La pièce théâtrale
doit contenir une seule action.
L'unité du temps : La présentation de la
pièce théâtrale ne doit pas dépasser 24 heures.
L'unité de lieu : la présentation
théâtrale doit se passer en un seul lieu.
2.La vraisemblance : les événements présentés en scène doivent être proches de la réalité.
3.La bienséance : les événements qui pourraient choquer le spectateur (la violence, le
sang, la mort) sont interdits sur scène.
La comédie et la tragédie
1. La comédie : est une pièce de théâtre dont le dénouement est
heureux, elle met en scène des personnages ordinaires (homme du peuple,
bourgeois domestique) dans des situations de la vie quotidienne : Mariage,
amour, infidélité, vengeance …La comédie a pour rôle de divertir à travers la
peinture des mœurs par :
Le comique de
mot : Il exploite
les ressources du langage (répétition, jeux sur les sons, sur le sens,
calembour, déformation, recours au Jargon, au parler dialectal, au latin macaronique).
Le comique des mots naît de l'utilisation du langage. Le rire est déclenché par
les répétitions, les inventions verbales, les jeux ou les substitutions de
mots, les accumulations.
Le comique de
geste : coups,
gifles, bastonnades, chutes, mouvements mécaniques, etc. il naît des mimiques,
des déplacements, des jeux de scènes.
Le comique de
situation : Quiproquo,
personnage dissimilé les rencontres inattendues et malencontreuse etc. il naît
des circonstances de l'intrigue. Les rebondissements, les quiproquos provoquent
le rire.
Le comique de
mœurs et de caractère :
obsession, manie d'un personnage tourné en ridicule. Une classe sociale, un
milieu ou une mode sont la cible de la critique. Ou bien le tempérament et le
comportement d'un personnage prêtent à rire.
2.La tragédie :
Par opposition à la comédie, elle met en scène des
personnages de rang élevé et se dénoue souvent par la mort d’un ou de plusieurs
personnages. Elle a pour but d’inspirer "terreur'' et ``pitié".
Les principaux types de comédie :
·La farce : utilise des procédés comiques simples et grossiers :
gifles, coups de bâton, bagarres, gestes et propos obscènes qui font rire. Ces
procédés sont destinés avant tout à faire rire le public.
La comédie d'intrigue : influencée par la comédie à l'italienne, elle
recourt aux quiproquos, aux méprises, aux reconnaissances de personnages qui
précipitent le dénouement ; influencée par la comédie espagnole, elle
représente des amours passionnés et des conflits d’honneur. Dans les
années 1630, elle donne naissance à la « grande » comédie, en cinq actes, envers
qui respecte les règles et a pour ambition d'atteindre une « vérité humaine ».
Ce type de comédie, cependant, ne vise pas forcément l'effet comique (les
comédies de Corneille, notamment).
·La comédie de caractère : cette forme de comédie dans laquelle excelle
Molière, le principe est principalement articulé autour des « types » dont les
manies, les vices et les passions constituent le ressort de l’intrigue : La «
femme savante », le « malade imaginaire », les « Précieuses ridicules » d'une
certaine façon le libertin Don Juan, l'hypocrite Tartuffe ou l'arbitraire
Alceste du Misanthrope.
·La comédie- ballet : c'est un type de comédie qui fait
intervenir des ballets au cours de l'action ou en intermède.
·La comédie de mœurs : la comédie tend, avec Molière, à représenter les
mœurs contemporaines et les rapports sociaux. Si la peinture prend souvent une
tonalité satirique, elle refuse la satire personnelle et s'attache à
représenter des types généraux exemplaires. Au-delà du personnage central, elle s'intéresse
aussi au travers d'une société (le libertinage, l’hypocrisie) et aux enjeux
d'une époque (l'éducation et le statut des femmes, le mariage, la hiérarchie
sociale, la place de la religion). Ces thèmes nourrissent la comédie et
répondent ainsi au programme formulé par Molière dans la critique de L'École
des femmes : « vous n'avez rien fait si vous n'y faites reconnaître les gens de
votre siècle. »
·La comédie psychologique et sentimentale
Elle connaît au 18e siècle des chefs-d'œuvre
avec Marivaux analyste souriant des « jeux » et des « surprises » de la vie
amoureuse. Un siècle plus tard, la génération romantique laissera passer sur
elle l'ombre du « mal du siècle » pour en faire, Comme chez Musset, une comédie
dramatique caractérisée, comme son nom l'indique, par un constant mélange des genres
et des tonalités.
·Le vaudeville :
Apparu au 19e siècle, il est essentiellement
une comédie de mœurs dans le dialogue comporte jusqu'en 1870 des parties
chantées. Il recourt à un comique populaire fondé sur des jeux de mots et des
situations cocasses.
Les procédés du comique :
Le comique obéit à des lois, et même, pour employer un terme plus
péjoratif, à des recettes. Il a ses mécanismes propres :
L’exagération : les traits physiques, les traits de
caractère, les situations, sont grossis, outrés par rapport à la réalité. Quand
dans la caricature. C’est le procédé favori de la satire.
La répétition : il s'agit de la répétition de
mots ou de situations
La déformation et les inventions
: on remplace un
mot par un autre, un dialogue est déformé on invente des mots. Ces
inventions sont risibles car elles constituent un écart par rapport à la
norme, à ce que l'on attend.
Le décalage est le
mélange de tons :
on peut introduire un détail incongru dans un contexte sérieux, crée un
décalage entre un début solennel et une fin dérisoire. Ces décalages sont
caractéristiques de l'ironie.
Les sous-entendus et
les allusions :
ils permettent d'attaquer une cible de manière oblique. Les mots à double
sens sont particulièrement efficaces.
Les différents comiques :
La satire : c'est une critique moqueuse d'un
vice ou d'un ridicule.
La parodie : elle imite, en les exagérant et
les ridiculisant, les caractéristiques d'un style ou d'un genre.
Le burlesque : il pousse une situation jusqu’à
l’extravagance.
L’absurde : Il fait ressortir le comique d'une
situation étrange ou incompréhensible.
L'ironie : consiste à se moquer en laissant
entendre le contraire de ce que l'on dit.
L'humeur : révèle, sans méchanceté, les aspects
risibles de situation ou deux personnages sérieux.
Une prophétie prévoit que le fils de Laïos (Œdipe) va tuer son père et épousera sa mère Jocaste. Pour conjurer cette prédiction, Laïos décide de se débarrasser de son fils Œdipe et le laisse sur le mont Cithéron, on le ramènera au roi de Corinthe qui va l’adopter. La prophétie se réalise Œdipe a tué son père et a épousé sa mère car il a pu vaincre le sphinx. Il s’agit alors d’une relation incestueuse.
Après des années, Jocaste et Œdipe apprennent la vérité: Jocaste s’est suicidée et Œdipe s’est crevé les yeux, errant avec sa fille Antigone jusqu’à sa mort.
Alors, les deux frères décident de régner en alternance sur Thèbes, mais la première année passée, Étéocle ne voulait pas céder le pouvoir à son frère Polynice qui va faire appel à une armée étrangère contre lui. D'où la mort des deux frères qui se sont entretués. C’est le frère de Jocaste Créon qui règne sur Thèbes. Le roi va émettre une loi selon laquelle Étéocle est considéré tel un héros national qui a droit à des funérailles grandiose . Or, Polynice est un traître qui sera privé de ce droit( l’enterrement) : Il restera proie aux corbeaux et aux chacals pour servir d’exemple. Antigone va braver la loi de son oncle, le roi Créon, en tentant l’enterrement du cadavre de son frère Polynice deux fois.
les évènements essentiels
Le prologue présente les personnages qui vont jouer la pièce et les décrit brièvement en précisant leurs sorts, puis il fait le rappel de certains évènements nécessaires à la compréhension de l’histoire:
la mort des deux frères d’Antigone, les funérailles grandioses accordées à Etéocle et le châtiment infligé à Polynice en laissant son cadavre sans enterrement.
La sortie nocturne d’Antigone et sa surprise par la nourrice qui croit qu’elle était en rendez-vous avec son amoureux. Mais Antigone a tenté pour la première fois d’enterrer le cadavre de son frère Polynice.
Ismène essaie vainement de convaincre Antigone de renoncer à son projet d’enterrer Polynice.
Antigone apprend à Ismène la vérité de son acte( l’enterrement) et à Hémon l’impossibilité de leur mariage.
Un garde a appris à Créon qu’on a tenté de couvrir le cadavre de Polynice. Créon étouffe l’affaire en la tenant secrète.
Antigone est arrêtée par les gardes et conduite devant Créon suite à sa deuxième tentative.
Créon fait l’impossible pour sauver sa nièce en voulant camoufler l’affaire (en tuant les trois gardes) à condition qu’elle se taise mais elle met en échec toutes ses tentatives.
Pour tenter de la convaincre de l’absurdité de son geste (l’enterrement du cadavre de Polynice), Créon révèle à sa nièce le secret de la déformation des cadavres de ses deux frères: il ne sait pas au juste lequel des deux cadavres est celui de Polynice, mais il a choisi au hasard l’un des deux pour lui consacrer les devoirs funèbres tout en privant l’autre de l’enterrement. Le roi lui propose de jouir du bonheur, ce qui a déclenché sa révolte. Elle lui demande en l’insultant d’appeler ses gardes.
Ismène se prête à mourir avec Antigone en changeant son opinion au sujet de l’enterrement ,or Antigone rejette son sacrifice pour ne pas l’impliquer dans une affaire qui la dépasse.
Créon finit par appeler ses gardes pour emmener Antigone.
Le chœur tente de convaincre Créon d’accorder le pardon à Antigone. Mais le roi refuse car tout le monde est au courant de la transgression d’Antigone en plus la princesse tient absolument à mourir.
Les Thébains furieux hurlent autour du palais en exigeant la condamnation d’Antigone et Hémon supplie désespérément son père de sauver son amante, mais en vain.
Surveillée par un garde insensible qui lui révèle qu’elle sera murée vivante, Antigone finit par le convaincre moyennant une bague en or, d’écrire une lettre dans laquelle l’héroϊne tragique exprime son regret vis-à-vis de son acte absurde.
Le messager a annoncé que Antigone est jetée vivante dans un trou où elle s’est pendue avec les fils de sa ceinture, Hémon l’avait rejoint, le roi affolé tente de le sauver mais il crache sur son visage puis il a planté son épée dans le ventre.
Le chœur annonce à Créon le suicide de sa femme Eurydice après avoir appris le suicide de son fils Hémon. Créon est anéanti mais son rôle de roi passe avant toute autre considération. Fin d’Antigone
1.Antigone est une tragédie de Jean Anouilh inspirée de celle du dramaturge grec Sophocle. Elle met en scène l'histoire d'une jeune fille qui risque la mort pour avoir roséenterrer son frère.
2. a) Hémon s'est donné la mort à cause de la condamnation de son amante Antigone/ car Antigone, sa fiancée est morte .
b) Il s'est suicidé par son épée.
3.a) Dans sa tirade le chœur lui rapporte la mort de son épouse Eurydice.
b)Il parle de ce personnage de manière valorisante.
c) Les deux adjectifs qui s'appliquent à ce même personnage mort sont:
charitable;
sage.
4. Les pauvres de Thèbes auront froid cet hiver car ils n'auront plus de bois pour se chauffer.
a) Cet affirmation est fausse.
b) La justification: les pauvres de Thèbes auront froid cet hiver car ils n'auront plus de tricots . ( Eurydice qui fait des tricots pour les pauvres est morte.
5. "Ils dorment tous." répond Créon au chœur.
a) Par l'emploi du pronom personnel souligné, Créon désigne les personnages suivants:
Antigone;
Hémon;
Eurydice.
b) En parlant de ces personnages, Créon considère la mort comme le repos .
6.Un mot et une expression par lesquelles Créon désigne sa responsabilité de roi sont:
l'ouvrage;
une sale besogne.
7.Certes Créon a perdu ses proches, mais cela ne l'empêche pas de manquer à son devoir de roi. ( on peut employer : il est vrai que ....mais, or, cependant...)
8.Je ne partage pas cette idée avec Créon du fait qu'il faudrait au contraire devenir grand pour acquérir de l'expérience et devenir plus responsable.
ou bien
Je suis de l'avis de Créon du fait que parfois ne pas devenir grand permet de rester à l'écart des problèmes et des grandes responsabilités.
9.Une fois terriblement seul, Créon décide pourtant d'aller assister à un conseil. Pour moi, je le trouve tellement fou, vu son indifférence vis à vis de la mort de trois membres de sa famille.
Ou bien
Une fois terriblement seul, Créon décide pourtant d'aller assister à un conseil, pour moi. Je le trouve tellement sage vu qu'il s'acquitte de sa mission de roi sans se soucier de sa vie privée.
1.Jean
Anouilh est un dramaturge qui a vécu au XX -ème siècle. Sa pièce intitulé
Antigone est une mise en scène de la confrontation tragique de deux
nécessités : celle d’enterrer son frère pour Antigone, et celle pour
Créon, de faire respecter la loi.
2. a) Cette
scène se situe après qu’Antigone a été surprise par les gardes.
b) Antigone a tenté l’enterrement du cadavre de son frère Polynice deux fois.
3.a) La didascalie montrant qu’il s’agit d’une
nouvelle scène : (les gardes sont sortis, précédé par le petit page. )
b) Créon est inquiet.
4.
Affirmation
Vrai
Faux
Justification du texte
a)Antigone ne veut pas que le cadavre de son frère
Polynice soit dévoré par les bêtes.
□
"Ceux qu’on n’enterre pas errent
éternellement sans jamais trouver de repos."
b)Créon rappelle à sa
nièce la peine à laquelle elle s’expose en accomplissant un tel acte.
□
"Tu savais le sort qui était promis à celui,
quel qu’il soit ,qui oserait lui rendre les honneurs funèbres."
5. Après la deuxième didascalie(Pourquoi as-tu tenté d’enterrer ton frère?) Créon
voulait savoir pourquoi elle (Antigone)avait tenté d’enterrer son frère.
6.Ces
répliques illustrent bien la
confrontation entre deux nécessités principales : le devoir fraternel (familial /religieux...) et le devoir politique( la raison d'Etat/le respect de la loi...) .
7.la
figure de style employée est une énumération.
8.a) Les courtes répliques d’Antigone sont
déclaratives.
b)Ce type de phrase met en valeur la
détermination d’Antigone ( son intransigeance / sa ténacité /son obstination...) .
9.Dans
ce face à face entre les deux personnages, j’aimerais être à la place d’Antigone
vu que c'est une héroïne tragique, brave et courageuse.
Ou
bien : .Dans ce face à face entre les deuxpersonnages, j’aimerais être à la place de Créon du fait qu’il est le
roi, il a le pouvoir de condamner la rebelle Antigone.
10.Selon
moi, pour mieux convaincre quelqu’un, il vaut mieux parler peu tout en bien
choisissant ses arguments, du fait que l’efficacité de conviction est tributaire de la qualité du
discours et non de sa longueur.