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mercredi 13 avril 2022

10 Extraits analysés Le Dernier jour d’un Condamné, Victor Hugo

 10 Extraits analysés Le Dernier jour d’un Condamné, Victor Hugo 

Dans cet article on va analyser les chapitres suivants :

  • chapitre I,

  • chapitre II,

  • chapitre VI,

  • chapitre XIII,

  • chapitre XV,

  • chapitre XXII,

  • chapitre XXXIV,

  • chapitre XLIII,

  • chapitre XLVIII,

  • chapitre XLIX


Analyse du chapitre I, Le Dernier jour d’un Condamné 


Bicêtre 
Condamné à mort !  
Voilà cinq semaines que j’habite avec cette pensée, toujours seul avec elle, toujours glacé de sa présence, toujours courbé sous son poids ! Autrefois, car il me semble qu’il y a plutôt des années que des semaines, j’étais un homme comme un autre homme. Chaque jour, chaque heure, chaque minute avait son idée. Mon esprit, jeune et riche, était plein de fantaisies. Il s’amusait à me les dérouler les unes après les autres, sans ordre et sans fin, brodant d’inépuisables arabesques cette rude et mince étoffe de la vie. 

C’étaient des jeunes filles, de splendides chapes d’évêque, des batailles gagnées, des théâtres pleins de bruit et de lumière, et puis encore des jeunes filles et de sombres promenades la nuit sous les larges bras des marronniers. C’était toujours fête dans mon imagination. Je pouvais penser à ce que je voulais, j’étais libre. Maintenant je suis captif. Mon corps est aux fers dans un cachot, mon esprit est en prison dans une idée. Une horrible, une sanglante, une implacable idée ! Je n’ai plus qu’une pensée, qu’une conviction, qu’une certitude : condamné à mort !
Quoi que je fasse, elle est toujours là, cette pensée infernale, comme un spectre de plomb à mes côtés, seule et jalouse, chassant toute distraction, face à face avec moi misérable, et me secouant de ses deux mains de glace quand je veux détourner la tête ou fermer les yeux. Elle se glisse sous toutes les formes où mon esprit voudrait la fuir, se mêle comme un refrain horrible à toutes les paroles qu’on m’adresse, se colle avec moi aux grilles hideuses de mon cachot ; m’obsède éveillé, épie mon sommeil convulsif, et reparaît dans mes rêves sous la forme d’un couteau.
Je viens de m’éveiller en sursaut, poursuivi par elle et me disant :— Ah ! ce n’est qu’un rêve ! — Hé bien ! avant même que mes yeux lourds aient eu le temps de s’entre ouvrir assez pour voir cette fatale pensée écrite dans l’horrible réalité qui m’entoure, sur la dalle mouillée et suante de ma cellule, dans les rayons pâles de ma lampe de nuit, dans la trame grossière de la toile de mes vêtements, sur la sombre figure du soldat de garde dont la giberne reluit à travers la grille du cachot, il me semble que déjà une voix a murmuré à mon oreille : — Condamné à mort !
 Genre littéraire: roman à thèse car Victor Hugo défend une thèse qui est : l’abolition de la peine de mort.
Type du texte : argumentatif.

1-Indices de l’énonciation

 le destinateur: un condamné à mort=le « je » = narrateur
Le destinateur: lui-même        il s’agit d’un monologue intérieur. 
Le temps: cinq semaines avant l’exécution du condamné.
Le lieu: un cachot dans la prison de Bicêtre.
Le personnage principal: un homme au cachot depuis cinq semaines attendant son exécution, sans aucune précision sur son nom ou son crime.
Temps verbaux: 
 Imparfait de l’indicatif (autrefois): le temps du récit.
Présent ( maintenant) : le temps discours.   

2-Champs lexicaux dominant

 Les champs lexicaux dominants sont en opposition:
Celui « d’autrefois » relatif à la liberté: liberté, lumière, fantaisie, bruit, théâtre, splendide, promenade, esprit jeune, libre…
Celui de « maintenant » relatif à la condamnation:
Captif, cachot, prison, fers, horrible, sanglante, couteau, fatale, soldat, sombre, giberne, grille, condamné à mort…

            Entre son passé de libre et sa situation actuelle de condamné une seule idée obsède le prisonnier, il s’agit de sa condamnation à mort.  

3-L’idée obsessionnelle de la condamnation à mort

En évoquant son passé juste avant sa condamnation, le narrateur tente de soulager ses souffrances en pensant à ce paradis perdu (la liberté), mais ce désir d’évasion se heurte à la réalité amère, à l’idée de la mort qui assombrit ses journée, transforme ses rêves en cauchemars sans lui accorder aucun répit.
La force de cette obsession est assurée par l’usage des figures de style telles:
Quoi que je fasse, elle est toujours là cette pensée infernale(la métaphore), comme un spectre de plombe à mes(la comparaison), seule et jalouse( l’allégorie: la concrétisation d’une idée abstraite)… 
Chaque jour, chaque heure, chaque minute avait son idée.( la gradation), (l’anaphore).

4-La visée de l’auteur

La visée générale de l’auteur est celle de défendre une thèse qui a une portée générale : C’est l’abolition de la peine de mort, et ce en insistant sur la souffrance physique et surtout morale du condamné( l’idée obsessionnelle de la condamnation à mort).

 

 


Analyse chapitre II  Dernier jour d’un condamné  

I-Situation de l'extrait 

Depuis cinq semaines à Bicêtre, le prisonnier fait un flash-back pour revenir sur les trois jours de son procès et surtout le moment de la proclamation de sa condamnation à mort. 

Il-La proclamation du verdict 

L'annonce indirecte est assurée par le cri de la foule qui annonce la peine de mort :<<Condamné à mort ! Dit la foule>>. 
Réaction du condamné 
-Une sueur froide sortit de tous mes membres, je m'appuyai sur le mûr pour ne pas tomber. 
-Ma langue resta coller à mon palais. 
-Rien ne me vint. 
-L'haleine me manqua. 
-Ivre et stupéfait. 
-Une révolution venue de se faire en moi. 

-Le condamné empêche l'avocat qui cherchait à atténuer sa sentence de la peine de mort aux travaux forcés à perpétuité. 

III-La rupture avec le monde des vivants 

La confirmation de la sentence introduit le condamné dans une rupture avec le monde des vivants, il n'appartient plus au monde ordinaire :<<Maintenant, je distinguais clairement comme une clôture entre le monde et moi >>. 

<< Rien ne me paraissais plus sous le même aspect qu'au paravent>>. 

IV- Le transfert à Bicêtre 

La foule détestable par le condamné se paraissait déjà sur son passage où une noire et sale voiture l'attendait pour le transférer à Bicêtre. Il lui reste six semaines avant qu'il ne soit exécuté. 



Analyse chapitre VI, Dernier jour d'un condamné, Victor Hugo  

 I- L’importance de l'extrait:

Après hésitation, le condamné présente son projet d’écrire un journal et justifie le besoin de publier les derniers moments qui précèdent sa condamnation à mort.

Il-La situation d’énonciation:

Le destinateur: le « je »
narrateur et condamné.
Le destinataire: les lecteurs ( les partisans de la peine de mort : « ils » ,ceux qui condamnent). 
Le contexte: le condamné, seul dans la prison de Bicêtre pense à l’utilité de l’écriture, le temps qui le sépare de l’exécution. 

III-Les champs lexicaux dominants:

La condamnation: condamné, sans liberté, quatre murailles, meurtre, châtiment, arrêt de mort, tragédie, jeter une tête, couteau triangulaire, sombre, supplice, guichetier…
La souffrance: souffrir, décoloré , tempête, hideuse, violent, angoisse, terreur, douleur, mes souffrances, tortures…
L’écriture: écrire, journal, plume, publiées, tarir, encrier, feuille, papier, mémoires, histoire…
      l’écriture est une forme de lutte contre la souffrance du condamné en particulier  et contre la peine de mort en générale.

IV- L’utilité de l’écriture:

C’est un moyen pour lutter contre la souffrance du condamné, le temps qui le sépare de l’exécution.
C’est un enseignement pour ceux qui condamnent.
C’est un rappel aux partisans de la peine de mort que l’arrêt de mort suppose une série de tortures surtout morale. 
C’est une sorte de sensibilisation qui permettra à ceux qui condamnent de revoir cette loi qui condamne les êtres humains .

 V- La visée de l’auteur: 

La visée de l’auteur est celle de contribuer à changer la loi en faveur de l’abolition de la peine de mort. 


 


Analyse extrait du chapitre XIII:<<On fit asseoir …fin >>

I- La situation de l’extrait :

Depuis une petite cellule, le condamné assiste au ferrage des forçats en partance du bagne au bagne de Toulon. Du témoin au sujet de témoignage, il finit dans l’infirmerie. 

II- Le ferrage des forçats :

C’est un rite cruel qui consiste à poser sur le cou du forçat un carcan de fer relié à des chaînes. 

1.La maltraitance des forçats :

On les fit asseoir dans la boue. 

On leur attache les colliers de fer à grand coup de masse de fer en appuyant l’enclume à leur dos. =》Le ferrage est une pratique monstrueuse et inhumaine. 

2.Les réactions des forçats :

Ils devinrent sombre, 

Pleurèrent, se mordant les lèvres et frissonnaient.

Mais pour eux , c’est aussi une occasion de faire la fête : danser et changer en argot.

3.La réaction du condamné :

Le condamné éprouva surtout un sentiment de pitié en assistant à ce spectacle inhumain :<<  leurs rires me faisais pleurer>>.

III- Du témoin au sujet de témoignage :

Le condamné en tant que spectateur anonyme devient à son tour un sujet de témoignage pour les forçats qui se précipitent vers sa fenêtre :<< Le condamné ! Le condamné ! >> en le montrant du doigt, en criant et en se moquant , d’où sa perte de conscience. Il finit alors dans l’infirmerie .

IV- Conclusion 

Cette scène où se mêle le comique,  le pathétique et le tragique constitue un plaidoyer en faveur de la peine de mort et contre la maltraitance des bagnards. 







Analyse chapitre XV

 Dernier jour d'un condamné, Victor Hugo

I. L’événement principal:

Le condamné a quitté l’infirmerie, il est dans son cachot où il pense à l’évasion, à la grâce.

II. Le contexte spatio-temporel: 

Bicêtre : deux jours avant l’exécution.     

III. Les champs Lexicaux: 

  •  La vie : jeune, sain, fort, robuste. 
  • L’évasion : m’évader, porte ouverte, laisser.
  • La mort : guillotine, corde, couteau, mourir. 
  • Le désespoir : Plus de chance, plus d’espérance, abîme. 

IV. Les sentiments du condamné :

     L’espoir / le désespoir

V. Les figures de style:

  • Hyperbole : "Il m’est venue une idée à me rendre fou." 
  • Antiphrase : "Mon pourvoi sera rejeté parce-que tout est en règle."
  • Euphémisme : "Je suis robuste […] Cependant, j’ai une maladie, une maladie mortelle, une maladie faite de la main des hommes (La condamnation à mort)."

VI. La visée de l’auteur:

Démontrer l’absurdité de la peine de mort.

VII. Le registre littéraire ou la tonalité:

  • Pathétique,
  • tragique,
  • Ironique.




 

Analyse chapitre XXII

 Dernier jour d'un condamné, Victor Hugo

I. L’événement principal:

L’arrivée du condamné à la Conciergerie annonce déjà

 l’approche son exécution.

II. Le contexte spatio-temporel: 

 La Conciergerie : deux heures et demi.    

III. Les champs Lexicaux: 

  • Le voyage : la rue, chemin, cariole, roulement, Conciergerie. 
  • La terreur : noir, sinistre glacé, cœur allait s’arrêter.
  • La condamnation : soldat, cachot, Conciergerie. 

IV. Les sentiments du condamné :

 La peur/ la terreur

V. Les figures de style:

  • Comparaison+hyperbole : Ces rues qui serpentent et s’entrecoupent comme les milles chemins d’une fourmilière.
  • Hyperbole : J’ai cru que les battements de mon cœur allaient s’arrêter aussi.
  • Périphrase : j’ai sauté à bas du cachot roulant. (La cariole)  
  • Hyperbole :la porte s’est ouverte avec la rapidité de l’éclair.

VI. La visée de l’auteur:

Dénoncer la peine de mort en révélant la torture morale du condamné. 

VII. Le registre littéraire ou la tonalité:

  • Pathétique,
  • tragique,




 

Analyse chapitre XXXIV

 Dernier jour d'un condamné, Victor Hugo

I. L’événement principal:

Les méditations du condamné sur son crime et son désir de se repentir.

II. Le contexte spatio-temporel: 

La Conciergerie : une heure (treize heures). 

III. Les champs Lexicaux: 

  • Le remord : me repentir (2 fois), remords.
  • La liberté (passé) : libre, pur, innocent promenade, errais, bonheur, marchais 
  • La condamnation : Crime, supplice, dernière, dépareillée, sang, exécrable, terminer, frissonne, mourir.

IV. Les sentiments du condamné :

Le remord/la colère

V. Les figures de style:

  • Comparaison: je frissonne comme d’une chose nouvelle.
  • Métaphore: Ma belle enfance! Ma belle jeunesse! Étoffe dorée.
  • Hyperbole: Il y a une rivière de sang. 
  • Antithèse: Cette année exécrable qui s’ouvre par un crime et se clôt par un supplice.

VI. La visée de l’auteur:

Dénoncer la peine de mort en voulant toucher le lecteur à travers le repentir du condamné.

VII. Le registre littéraire ou la tonalité:

  • Pathétique,
  • tragique,



 

Analyse chapitre XLIII

 Dernier jour d'un condamné, Victor Hugo

I. L’événement principal:

La visite de Marie, la fille du condamné.

II. Le contexte spatio-temporel: 

Quatorze heures.   

III. Les champs Lexicaux:

  • L’amour : Aimer, amour, baisers, doux.
  • La déception et le désespoir : cri, mal, sanglot, oublié, 
 effacé, désespère, pleurait.

IV. Les sentiments du condamné :

L’amour / la déception/ Le désespoir.

V. Les figures de style:

  • Gradation : Je suis tombé sur ma chaise : sombre, désert, désespéré. 
  • Hyperbole : la dernière fibre de mon cœur est brisée. 
  • Anaphore : Je l’ai prise, je l’ai enlevée dans mes bras, je l’ai assise sur mes genoux, je l’ai baisée sur ses cheveux.

VI. La visée de l’auteur:

 Dénoncer la peine de mort en voulant toucher les sentiments du lecteur à travers la petite fille du condamné.

VII. Le registre littéraire ou la tonalité:

  • Pathétique,
  • tragique,



 


Analyse chapitre XLVIII

 Dernier jour d'un condamné, Victor Hugo

I. La toilette du condamné :

Dans une chambre de l’hôtel de ville une heure avant l’exécution du condamné,  le bourreau et ses deux valets faisaient sa toilette qui consiste à : 

  •  Couper ses cheveux. 
  • Enlever sa veste, détacher sa cravate, couper le col de sa chemise. 
  • Lier ses mains et ses pieds par une corde.

II. Les sentiments du condamné :

-J’ai tremblé, 

-j’ai eu beau roidir (devenir rigide, inflexible ), beau me crisper(resserrer), le cœur m’a failli(ne pas tenir le coup). 

-Mes coudes ont tressailli (trembler)et j’ai laissé échapper un rugissement ( un cri )étouffé.

III. Les personnes impliqués dans l’exécution : 

le bourreau et ces deux valets. La description de ces personnes et de la foule  est dévalorisante dans le but de dénoncer la peine de mort :
  • L’horrible peuple qui aboie. 
  • Le plus vieux, était gras et avait la face rouge .
  • (…) comme des chats..
  • C’était le bourreau, le valet de la guillotine. ..
  • Ces bourreaux sont des hommes très doux  (l’antiphrase : c’est le contraire qu’il veut dire ).
  • Le gros homme au visage bourgeonné. ..

 IV. Conclusion :

En recourant à l’ironie :<<Ces bourreaux sont des 
hommes très doux>>, le narrateur développé une forte 
argumentation pour défendre sa thèse : l’abolition de la 
peine de mort.




 Analyse chapitre XLIX Le Dernier jour d'un condamné, Victor Hugo

I-La hantise du temps : À mesure que l’exécution s’approche, le condamné est de plus en plus hanté par le temps et sa perturbation ainsi que sa terreur s’accentuent .

Alors, il tente de s’échapper à son sort en demandant la grâce.

II- La perturbation du condamné est marquée par :


        ▪Une forte ponctuation,
   ▪des phrases courtes à dominance interrogative et exclamatives,
      ▪la répétition des mots : grâce  (8fois), pitié,
      ▪les interjections : Oh ! Eh !
      ▪les questions oratoires,

      ▪la phrase inachevée : si ma grâce ?...

 III-Les registres littéraires :

  • Le registre pathétique : pour susciter la pitié du lecteur et gagner son adhésion à la thèse défendue :<<Je lui ai demandé ma grâce. ..>>
  • Le registre tragique : pour montrer l’impuissance du condamné face à son destin inéluctable :<<Il me semble qu’on monte l’escalier . >

IV-Conclusion : 

En démontrant le calvaire que constitue l’attente de la mort, Victor Hugo présente son condamné au paroxysme de sa terreur et de son désespoir, attaché à la vie, demandant sa grâce jusqu’à la dernière minute. Or, son destin est inéluctable : << Il est quatre heures, le récit s’achève en laissant deviner sa fin tragique.


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