français au lycée: tronc commun, 1ère/2ème A. bac, boîte à merveilles,: novembre 2021
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le français au lycée vous propose des cours du cycle secondaire qualifiant, répartis selon les activités suivantes : Étude de texte/Langue/Production écrite/Examens régionaux et d'autres rubriques .
Analyse chapitre II, extrait n °2: <<Le Mardi… bientôt dans la rue.>> page 20…24
La situation de l’extrait
Le passage se situe après la dispute de Lalla Zoubida, la mère du narrateur avec Rahma, la femme du fabricant de charrue . Dans cet extrait le narrateur nous raconte sa journée au Msid, le Mardi et nous informe sur la visite de Lalla Aicha, amie de sa mère
Le Mardi au Msid
Le Mardi pour le narrateur est un jour de souffrance et de martyre et toutes les nuits qui le précédent sont pour lui un vrai cauchemar d’où un champ lexical de la peur et de la souffrance : L’amertume , cendre, cauchemar, criai, sans pitié, peur, tremblait, appréhendais. ..
La visite de Lalla Aicha
Lalla Aicha est une ancienne voisine de Lalla Zoubida et son amie intime. Le narrateur lui dresse un portrait caricatural :<< femme plus large que haute. …avec une tête qui reposait directement sur le tronc…>> Il ne l’aimait pas. En trouvant son amie Lalla Zoubida souffrante d’une terrible migraine, Lalla Aicha lui propose de consulter un fqih et de visiter Sidi Ali Boughaleb pour se guérir et aussi pour lutter contre le mauvais œil dont souffre son fils. =>Le champ lexical de la maladie et de la souffrance : plaignant, maux, faible convalescence, pâleur, souffrance, douleur, médecin. …
La visée de l’auteur
• La critique de la superstition ( mauvais œil , consultation du fqih, visite de Sidi Ali Boughaleb. ..) •L’ancrage des événements et des faits dans un contexte typiquement marocain par l’usage de mots arabes : Msid, fqih, djellaba, mansouria, haïk, Cherifa, Lalla.
Étude du paratexte : Le Dernier jour d’un condamné,
VICTOR HUGO
I. Les
composantes du paratexte
1.Le titre :
Le titre
précise le cadre spatio-temporel de la peine de mort (le thème) rendue
inévitable par l’utilisation de l’article défini « le » et de l’adjectif «
dernier », cependant l’article indéfini « un » renvoie le condamné à l’anonymat
pour insister sur la portée universelle de la thèse défendue par Victor
Hugo.
=> Le titre est expressif et résume la fin de
la vie d’un condamné.
2.Les illustrations :
Elles varient
selon les éditions mais elles traduisent l’horreur, la violence et la mort en
présentant des moyens servant à l’exécution (les cordes, les chaînes, la chaise
électrique…) ou encore elles présentent le spectacle de la guillotine, du sang
qui coule sur une planche.
3.La
postface
Elle comprend
un extrait du roman, un commentaire, des renseignements sur le narrateur et sur
le roman.
=> Elle met l’accent sur la barbarie de cette
peine et son impact sur l’esprit du condamné d’où la visée de l’auteur :
Rédiger un plaidoyer contre la peine de mort.
II. Les hypothèses
de lecture
Le condamné
mérite- il la peine de mort ?
Sera-t-il
gracié ?
S’agit-il dans
ce roman de la description minutieuse des étapes qui précèdent l’exécution ?
Cours détaillé avec exemples pour la 1ère Année Bac et le Régional
Qu'est-ce qu'une figure de style ?
Une figure de style est un procédé d’expression qui s’écarte de l’usage ordinaire de la langue. Elle vise à produire une impression particulière pour convaincre, séduire ou émouvoir l’interlocuteur.
Analogie & Substitution
Opposition & Atténuation
Insistance & Amplification
I. Les figures de l’analogie
Elles créent un rapport de similitude entre deux éléments.
1. La comparaison : Rapproche deux éléments avec un outil (comme, tel, semblable à...). Ex: Ce bébé est beau comme un ange.
2. La métaphore : Une comparaison sans outil de comparaison. Ex: La vie est un éclair.
3. La personnification : Attribuer des traits humains à un objet ou animal. Ex: Les feuilles crient sous nos pas.
4. L’allégorie : Représenter une idée abstraite sous une forme concrète. Ex: La faucheuse (représente la Mort).
II. Les figures de l’opposition
L’antiphrase : Dire le contraire de ce que l'on pense (Ironie). Ex: Bravo ! Tu es arrivé avec deux heures de retard !
L’antithèse : Deux termes opposés dans une même phrase. Ex: Tu as choisi la vie et moi la mort (Antigone).
L’oxymore : Deux mots opposés côte à côte. Ex: Cette obscure clarté qui tombe des étoiles.
III. Les figures de substitution
La métonymie : Remplacer un mot par un autre lié par une logique (contenant/contenu, auteur/œuvre). Ex: Boire un verre (le contenu) / Lire un Molière (l'œuvre).
La périphrase : Remplacer un mot par une expression plus longue. Ex: La ville lumière (Paris).
IV. Insistance et Amplification
L’anaphore : Répétition d’un mot en début de phrase. Ex: Au nom de... Au nom de...
La gradation : Succession de termes d'intensité croissante ou décroissante. Ex: Va, cours, vole et nous venge !
L’hyperbole : Exagération forte. Ex: Je meurs de faim.
V. Les figures de l’atténuation
L’euphémisme : Adoucir une réalité brutale. Ex: Il nous a quittés (Il est mort).
La litote : Dire moins pour suggérer plus. Ex: Va, je ne te hais point (Je t'aime).
C’est le texte d’ouverture qui a pour rôle de présenter le cadre spatio-temporel et les personnages de l’histoire. II. Le genre littéraire de l’œuvre :
Il s’agit d’un texte du roman extrait du autobiographique car le récit est porté à la première personne du singulier : Le « je » qui est en même temps l’auteur, le narrateur et le personnage principal. Les éléments fictifs se mêlent à d’autres réels pour raconter un souvenir d’enfance. III. Le type de texte:
C’est un texte narratif-descriptif. IV. Le rôle de l’incipit:
1. Il s’agit de présenter : • L’espace :« Dar chouafa (maison très ancienne) décrite d’une manière dévalorisante, c’est l’espace central à côté d’autres : Msid, Derb Nouala… • Le temps:Le cadre temporel général est lié à l’âge de l’enfant : « six ans » , seul repère. Pour cet extrait :Le soir. • Les personnages: Ils sont répartis selon l’espace :
-Le rez-de-chaussée : La voyante.
-Le premier étage : Driss El Aouad, sa femme Rahma et leur fille Zineb .
-Le deuxième étage : Fatma Bziouya et la famille de Sidi Mohammed composée de sa mère Lalla Zoubida et son père Maâlem Abdeslam.
2. Les temps verbaux:
• Le présent de la narration qui s’emploie pour rapporter des actions passées en les rendant plus vivantes créant ainsi l’effet du réel : « Il ( l’enfant ) désire tant ce moineau. ..il veut en faire son compagnon. Il court. Il revient s’asseoir sur le pas de la porte. » • Les temps du récit : Le passé simple et l’imparfait pour raconter et décrire ses souvenirs d’enfance .
• Le présent de l’énonciation qui indique le moment où le narrateur écrit :Le narrateur- adulte : « Je songe à ma solitude, je ne dors pas, ma solitude ne date pas d’hier. » ( aujourd’hui , en ce moment. )
V. Les champs lexicaux dominants: • La solitude : Solitude, seul , triste, cœur gros, yeux rougis. • La voyance et la sorcellerie : chouafa, sorcière, benjoin, ''jnoun'', encens, … VI. Le thème dominant :
La solitude du « je »fait l’objet de sa souffrance qui s’aggrave en raison de l’ambiance effrayante qui règne à Dar chouafa. VII. La visée de l’auteur :
• Dénoncer une classe sociale qui croit à la sorcellerie et la pratique . • Raconter un souvenir d’enfance.